VENDREDI SAINT

(Quand Jésus mourait sur la croix, le soleil s'est assombri, la terre a tremblé, tout est devenu obscure. " Aujourd'hui, toutes nos pensées ils courent dans les rues de Jérusalem vers le Golgotha, où le Seigneur Jésus a donné sa vie pour nous sur la croix. C'est le seul jour de l'année où la messe n'est pas célébrée. La Liturgie de la Passion est célébrée, dont les textes vous seront aussi présentés.  Nous vous encourageons à célébrer le chemin de croix à la maison. Nous vous encourageons aussi pour commencer la neuvaine avant la Fête de la Divine Miséricorde qui commence aujourd’hui. 

Nous tenons à vous rappeler que le Vendredi Saint, le jeûne strict s'applique, c'est-à-dire consommer un seul repas à votre guise avec retenue sans manger la viande.)

 

Les horaires dela  nuit de la Passion de Jésus

24 heures

Jésus fait face à Annas. Malchus est un soldat frappe Jésus. Le visage saint est couvert de sang, les yeux sont en larmes, le Seigneur Jésus se tait et prie.

 

1 heure

Le Seigneur Jésus dans la maison de Caïphe écoute les fausses accusations et les calomnies.Il ne s'explique pas, ne défend pas, mais endure silencieusement toutes les insultes, qui a blessé son cœur divin.

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2 heures

Chagrin pour Jésus à cause du reniement trois fois de Saint Pierre. Jésus passe près de Saint Pierre et le regarde avec amour et convertit l'apôtre infidèle.

3 heures
Le Seigneur Jésus dans l'obscurité enfermé dans l'obscurité entend les voix des soldats. Il prie pour ceux qui Le persécutent et pour le monde entier.

 

4 heures
Le Seigneur Jésus se tient devant Pilate malgré les accusations de faux témoins. Pilate ne trouve aucune faute en lui. Jésus est silencieux.

 

6 heures
Hérode se moqua de Jésus habillé en l'écarlate. L'amour infini de Jésus apporté aux gens à un tel degré d'humiliation et de mépris.

 

6 heures
Le Seigneur Jésus a comparé Pilate avec le méchant Barabbas, Il est Dieu, l'innocence et la sainteté seulement.

 

7 heures
Le Seigneur Jésus cruellement flagellé par les tortionnaires, de pied en haut. Comme le dit le prophète du Seigneur : « Les blessures de Jésus sont des flèches d'amour qui transpercent cœurs humains endurcis. »

 

8 heures
Le Seigneur Jésus est couronné de la couronne d’épines de notre orgueil. Raillé et ridiculisé, il est le roi de l'amour.

 

Prière du matin avec l’Angelus  - ensemble en famille

 

15 heures
Le Seigneur Jésus meurt, donne sa vie pour le salut du monde. L'obscurité enveloppe toute la terre. Jésus a crié d'une voix forte : « Père, je donne mon esprit entre tes mains. » Il est mort.

 

Heure de la Divine Miséricorde et l’ouverture de la Neuvaine à la Divine Miséricorde

 

« Je désire - dit Jésus à Sœur Faustine - que durant neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu’el­les puisent force et fraîcheur, ainsi que tou­tes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l'heure de la mort. Chaque jour tu amè­neras un groupe d'âmes différent et tu les plongeras dans l'océan de ma miséricorde. Et moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père (...). Et chaque jour, par ma douloureuse passion, tu solli­citeras de mon Père des grâces pour ces âmes. »  (1209)

Premier jour

 

« Aujourd'hui, amène-moi l'humani­té entière, et particulièrement tous les pécheurs et immerge-les dans l'océan de ma miséricorde. Tu me con­soleras ainsi dans cette amère tristes­se dans laquelle me plonge la perte des âmes. »

 

« Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d'avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regarde pas nos péchés, mais la confiance que nous avons en Ton infinie bonté et reçois­-nous dans la demeure de Ton Cœur très compatissant et ne nous en lais­se pas sortir pour l'éternité. Nous T'en supplions par l'amour qui T'unit au Père et au Saint Esprit.

Père Eternel, jette un regard de mi­séricorde sur toute l'humanité enfer­mée dans le Cœur très compatissant de Jésus - et particulièrement sur les pauvres pécheurs - et par Sa doulou­reuse passion, témoigne-nous Ta miséricorde afin que nous glorifiions la toute-puissance de Ta miséricorde pour les siècles des siècles. Amen. »

 

Chapelet à la Miséricorde Divine

 

Au début:

Notre Père..., Je Vous salue Marie..., Je crois en Dieu...

Sur les gros grains, une fois:

Père Éternel, je T'offre le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

 Sur les petits grains, 10 fois:

Par Sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

Pour terminer, 3 fois:

Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, prends pitié de nous et du monde entier

 

Chemin de Croix en famille - après midi selon le temps disponible

 

Une méditation du chemin de croix

(L'église Notre-Dame de Chatou)

 

1ère Station : Jésus est condamné à mort

 

Pilate voulant contenter la foule, livra Jésus pour qu’Il soit crucifié.

Avec de faux témoignages, les accusateurs ont réussi à condamner Jésus et pourtant dans les foules nombreuses sont ceux qui savent qu’Il est innocent. Jésus s’est senti seul et abandonné de tous. Aujourd’hui aussi, nous sommes venus en foule, que ce soit dans la prairie du Sanctuaire ou dans la montagne !

En commençant ce chemin de croix, nous te demandons pardon Seigneur. Pardon pour notre silence à Ton égard, chaque fois que nous préférons oublier que Tu es à nos côtés, chaque fois que nous avons hésité à être Ton témoin par peur du « qu’en-dira-t-on ». Réconforte aussi ceux qui en ce moment même se sentent seuls et incompris.

 

 

2ème Station : Jésus est chargé de sa croix

 

Après avoir été humilié et frappé, Jésus quitte la ville pour monter au Golgotha.

Jésus, fils de charpentier, a appris le travail du bois ; il connait mieux que quiconque le poids du bois, et malgré cela, il ne refuse pas cette croix.

Notre Père, aide-nous à « accepter ce qui est », à accepter les croix de nos vies ! Comme ton fils Jésus, nous te prions en disant « notre Père qui es au cieux ». Apprends-nous à Te considérer comme notre Père très proche car Tu n’es qu’Amour, et à Te faire confiance car Tu es dans les cieux, c’est-à-dire au-dessus de tout !

 

3ème Station : Jésus tombe pour la première fois

 

A travers la ville de Jérusalem, Jésus avance péniblement, et tout à coup c’est la chute.

Jésus tombe déjà…peut être les bourreaux croyaient-ils Jésus plus fort… Nous aussi avons connu ce jour où, à bout de force, nous tombons à terre, terrassés par la maladie, le handicap, le chômage, les difficultés familiales… Rappelons-nous que Jésus a chuté, nous indiquant ainsi qu’il n’y a aucune honte à tomber, puis il s’est relevé, nous signifiant ainsi que comme Lui, avec Lui, nous pouvons nous relever.

Notre Père qui es au cieux, Ton fils Jésus nous a appris à proclamer « que Ton nom soit sanctifié ». Prions l’Esprit Saint : qu’Il nous guide pour Te reconnaitre chaque jour comme notre Dieu. Que même dans la souffrance physique ou morale, nous puissions témoigner de Ton Amour et de ta Paix, et ainsi devenir signe d’Espérance pour ceux qui te cherchent.

 

4ème Station : Jésus rencontre Marie, sa mère

 

Voici le temps de la première rencontre : Marie renouvelle son « oui » par sa simple présence.

Marie, premier tabernacle de Jésus, marche avec Lui, pleure avec Lui, souffre avec Lui. Marie, notre maman du ciel ne nous abandonnera jamais si nous nous confions à sa protection maternelle, ici tout particulièrement à la grotte de Lourdes.

Prions Marie, pour que nous aussi nous restions fidèles à nos « oui » ; que cette fidélité permette à chacun de nous d’apporter notre part de justice, de paix et d’amour sur cette terre. Alors nous pourrons, en toute sincérité, dire à notre Père qui es aux cieux : « que ton règne vienne ! », conscients que nous avons notre rôle à jouer, particulièrement auprès de nos frères isolés par la maladie ou le handicap.

 

5ème Station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

 

Les soldats interpellent Simon de Cyrène, et lui demandent d’aider Jésus à porter sa croix.

Simon pensait avoir fini sa journée de travail, mais, le voici tout à coup appelé. C’est un sacré coup de main qu’il donne, il s’en souviendra toute sa vie !

Seigneur remplis notre cœur d’amour pour qu’il reste ouvert à l’imprévu de ton appel. Nous te rendons grâce pour les hospitaliers, soignants, accompagnants, « anges gardiens » dans les hôtels, membres de la conférence Saint Vincent de Paul et nos amis les jeunes collégiens qui ont répondu à ton appel pour ce pèlerinage diocésain. Qu’au retour de Lourdes, et que dans le souffle du synode, cet appel raisonne encore longtemps en chacun d’eux !

 

6ème Station : Véronique essuie le visage de Jésus

 

Quittant la foule, Véronique ose un geste de compassion envers Jésus.


Cette femme a reconnu en cet homme misérable toute la grandeur de notre Sauveur. Elle a su écouter son cœur, sans se fier aux apparences de ce qu’elle voyait.

Comme à Véronique, donne-nous la grâce de voir au-delà des apparences, pour que nous ne soyons pas aveuglés par les difficultés de ce monde. Notre Père qui es au cieux, que Ta volonté d’amour soit faite sur la terre comme au ciel ! Aide-nous à reconnaitre dans Ta sainte volonté le désir bienveillant que tu as pour chacun de Tes enfants. Que la passion de ton Fils nous aide à comprendre que Tu souffres comme nous du mal, car Tu n’es qu’Amour.

 

7ème Station : Jésus tombe pour la deuxième fois

 

Le chemin qui monte au calvaire n’en finit pas, et Jésus tombe une deuxième fois.
A nouveau à terre. Jésus a plus que jamais besoin de l’aide de Simon de Cyrène pour se relever et porter sa croix.
Pourtant cette aide, il ne l’avait pas demandée, mais il l’a humblement acceptée.
Seigneur, apprends nous à avoir l’humilité et la sagesse de ne pas refuser les mains qui se tendent.
Nous te confions aussi tous ceux qui souffrent de maladies souvent invisibles comme les dépressions, les maladies psychiques : qu’ils osent briser leur isolement en demandant de l’aide, et qu’ils rencontrent sur leur chemin des personnes qui sachent les aimer et prendre le temps de les écouter.

 

8ème Station : Jésus console les femmes de Jérusalem

 

Entendant les femmes se lamenter, Jésus leur répond : « femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! »

Malgré son épuisement, Jésus délivre un message inattendu en nous invitant à ne pas pleurer sur Lui mais sur nous, lorsque nous nous détournons de Dieu. Il nous apprend aussi à oublier nos propres misères pour nous tourner davantage du côté du pauvre.

A notre Père qui es aux cieux, nous osons demander « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Nous qui ici, apprenons à prier le Notre Père avec Bernadette, reconnaissons que nous avons faim non seulement de pain, mais aussi de la Parole de Dieu. C’est Elle qui élargit notre cœur ! Prions pour qu’au-delà de ce temps de carême, Sa Parole vivante augmente en nous solidarité, partage, et charité.

 

 9ème Station : Jésus tombe pour la troisième fois.

 

Jésus en est à sa troisième chute, et il va se relever une troisième fois pour poursuivre son chemin.

Simon est-il toujours là pour aider Jésus ? Probablement. Mais les aides humaines et médicales ne suffisent souvent pas, quand la maladie, les rechutes, les dépendances s’installent. Aucun raisonnement humain ne pourra répondre ni au mystère du miracle, ni au mystère de la souffrance.

Alors Seigneur, quand nous doutons, donne-nous une force plus grande que notre souffrance, transforme nos cris de révolte en chants d’Espérance. Apprends-nous, par la prière, non pas à « abandonner » mais à « nous abandonner », comme un fils dans les bras de son Père.

 

10ème Station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

Suprême humiliation, Jésus est dépouillé de ses vêtements.

Nous contemplons le corps de Jésus, humilié, sans vêtements. Pensons à ceux qui, du fait de leur maladie ou handicap, se retrouvent souvent mis à nu devant les autres, au moment des soins.

Rendons grâce pour tous les soignants et hospitaliers qui par leurs délicates attentions et leur regard d’humanité atténuent les souffrances morales des grands malades. Et méditons encore une fois sur « le pain de ce jour » que nous demandons à notre Père du ciel. Quand la guérison tarde, quand le handicap s’installe, ou que le grand âge assombrit notre avenir, croyons au « pain de ce jour » qui nous comble et nous apaise pour la journée. Prions pour que nous ayons confiance en cette force qui, tel le don de la manne, est renouvelée en nous jour après jour.

 

11ème Station : Jésus est cloué sur la croix

 

Un brigand à sa droite, un autre à sa gauche, Jésus est cloué sur la croix par les soldats. Il s’adresse à son Père : « Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Jésus est cloué sur une croix, mais il reste libre, libre de pardonner, même au malfaiteur qui a reconnu sa faute. Devant un corps qui lâche et n’obéit plus, devant un homme prisonnier de ses dépendances à l’alcool, à la drogue, face à un handicapé mental, nous portons souvent un jugement faussé.

Notre Père qui est aux cieux, nous te demandons de pardonner nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Dans nos familles, au travail, dans nos paroisses, préserve-nous de tout jugement, aide-nous à faire le premier pas et à offrir notre pardon, afin qu’à notre tour nous puissions accueillir Ton pardon, notamment par le sacrement de réconciliation, ici à Lourdes, ou dans nos lieux de vie.

 

12ème Station : Jésus meurt sur la croix

Jetant un grand cri, Jésus dit « Père en tes mains, je remets mon esprit »

Un grand silence s’est installé autour de Jésus. N’ayons pas peur du silence, habitons-le avec notre prière.
(Temps de Silence)

Notre Père qui est aux cieux, tu connais notre fragilité, c’est pourquoi nous te supplions « ne nous soumets pas à la tentation ». Donne-nous la force de ne pas succomber à la tentation de ne plus faire confiance à notre prière. Permets-nous de comprendre que nous prions non pas pour t’informer de notre souffrance que Tu connais, mais pour nous laisser transformer par Toi. Aide-nous aussi à prier à la place de tous ceux qui, épuisés par le grand âge ou par une grave maladie, n’ont plus assez de capacité physique ou intellectuelle pour Te prier.

 

13ème Station : Jésus est descendu de la croix

 

La foule a disparu. Seuls restent les proches, et Joseph d’Arimathie, qui a demandé le corps de Jésus.

Jésus a connu la souffrance physique mais aussi la solitude, et l’angoisse de la mort. A Lourdes, confions à Marie nos peurs, Elle saura nous comprendre, Elle qui a accompagné son fils jusqu’au bout de son pèlerinage terrestre.

Notre Père, toi seul peux nous délivrer du mal ! Enlève en nous tout ce qui nous divise et étouffe l’Espérance. Nous te le demandons pour nous, mais surtout pour ceux et celles qui ne peuvent faire ce chemin de croix aujourd’hui. Notamment, dans notre diocèse, pensons à nos frères et sœurs, qui à cause de l’aggravation subite de leur maladie ou de leur handicap n’ont pu participer à ce pèlerinage. Nous les confions à Notre-Dame de Lourdes et nous prions Marie, maintenant, et à l’heure de la mort de tous ceux qui abordent leur fin de vie sur notre terre dans une grande solitude.

 

14ème Station : Jésus est mis au tombeau

 

Le corps de Jésus est déposé dans un tombeau creusé dans le roc, fermé par une grosse
pierre.

Pour notre regard d’homme tout parait fini. Mais Jésus est pareil à la semence qui va bientôt germer, et il compte sur nous tous ici rassemblés, pour être à notre tour semence, que nous soyons en bonne ou mauvaise santé, et quel que soit notre jeune ou grand âge !

Seigneur, par ta croix tu nous fais renaitre. Que chaque croix que nous voyons ou portons, nous rappelle le don de ta Vie pour nous, et comme Marie l’a appris à Bernadette, traçons sur nous lentement un grand signe de croix (+) avant de te prier encore une fois en disant :

Notre Père, qui es aux cieux, que Ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Amen.

 

 

18 heures  

Méditation de la Passion de Jésus

Pas de chant d’ouverture – silence :     (pendant la cérémonie on peut chater les chants de la Passion)

PREMIÈRE LECTURE

« C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé » (Is 52, 13 – 53, 12)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ;
il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant,
car il était si défiguré
qu’il ne ressemblait plus à un homme ;
il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
Il étonnera de même une multitude de nations ;
devant lui les rois resteront bouche bée,
car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit,
ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ?
Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive,
une racine dans une terre aride ;
il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards,
son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes,
homme de douleurs, familier de la souffrance,
il était pareil à celui devant qui on se voile la face ;
et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait,
nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous pensions qu’il était frappé,
meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé,
à cause de nos fautes qu’il a été broyé.
Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui :
par ses blessures, nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,
chacun suivait son propre chemin.
Mais le Seigneur a fait retomber sur lui
nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie,
il n’ouvre pas la bouche :
comme un agneau conduit à l’abattoir,
comme une brebis muette devant les tondeurs,
il n’ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé.
Qui donc s’est inquiété de son sort ?
Il a été retranché de la terre des vivants,
frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants,
son tombeau avec les riches ;
et pourtant il n’avait pas commis de violence,
on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur.
S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,
il verra une descendance, il prolongera ses jours :
par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière,
la connaissance le comblera.
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,
il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part,
avec les puissants il partagera le butin,
car il s’est dépouillé lui-même
jusqu’à la mort,
et il a été compté avec les pécheurs,
alors qu’il portait le péché des multitudes
et qu’il intercédait pour les pécheurs.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

R/ Ô Père, en tes mains
je remets mon esprit. (cf. Lc 23, 46)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins ;
je fais peur à mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !

DEUXIÈME LECTURE

Il apprit l’obéissance et il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel (He 4, 14-16 ; 5, 7-9)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
en Jésus, le Fils de Dieu,
nous avons le grand prêtre par excellence,
celui qui a traversé les cieux ;
tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre
incapable de compatir à nos faiblesses,
mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,
à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance
vers le Trône de la grâce,
pour obtenir miséricorde
et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Le Christ,
pendant les jours de sa vie dans la chair,
offrit, avec un grand cri et dans les larmes,
des prières et des supplications
à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
et il fut exaucé
en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils,
il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection,
il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
la cause du salut éternel.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 – 19, 42)

Le Christ s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur.
Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
Le Christ s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur. (cf. Ph 2, 8-9)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

 

L. En ce temps-là,
après le repas,
Jésus sortit avec ses disciples
et traversa le torrent du Cédron ;
il y avait là un jardin,
dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi,
car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats
ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens,
arrive à cet endroit.
Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
s’avança et leur dit :
X « Qui cherchez-vous? »
L. Ils lui répondirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Il leur dit :
X « C’est moi, je le suis. »
L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis »,
ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau :
X « Qui cherchez-vous? »
L. Ils dirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Jésus répondit :
X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
Si c’est bien moi que vous cherchez,
ceux-là, laissez-les partir. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
« Je n’ai perdu aucun
de ceux que tu m’as donnés. »
Or Simon-Pierre
avait une épée ; il la tira,
frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite.
Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre :
X « Remets ton épée au fourreau.
La coupe que m’a donnée le Père,
vais-je refuser de la boire ? »
L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père
de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus.
Comme ce disciple était connu du grand prêtre,
il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –
sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte,
et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
comme il faisait froid,
ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus
sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit :
X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement.
J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple,
là où tous les Juifs se réunissent,
et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ?
Ce que je leur ai dit, demande-le
à ceux qui m’ont entendu.
Eux savent ce que j’ai dit. »
L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus,
lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
X « Si j’ai mal parlé,
montre ce que j’ai dit de mal.
Mais si j’ai bien parlé,
pourquoi me frappes-tu ? »
L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prêtre,
parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
insista :
A. « Est-ce
que moi, je ne t’ai pas vu
dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia.
Et aussitôt un coq chanta.

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
C’était le matin.
Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire,
pour éviter une souillure
et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
A. « Quelle accusation portez-vous
contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le
suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit
de mettre quelqu’un à mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
X « Dis-tu cela de toi-même,
Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
X « Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même
qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »
L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume
que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque :
voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquèrent en criant :
F. « Pas lui !
Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne
qu’ils lui posèrent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.

Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amène dehors
pour que vous sachiez
que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors,
portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent,
les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
F. « Crucifie-le! Crucifie-le! »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ;
moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi,
et suivant la Loi il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’où es-tu? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher,
et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi
porte un péché plus grand. »
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ;
mais des Juifs se mirent à crier :
F. « Si tu le relâches,
tu n’es pas un ami de l’empereur.
Quiconque se fait roi
s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors;
il le fit asseoir sur une estrade
au lieu dit le Dallage
– en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque,
vers la sixième heure, environ midi.
Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils crièrent :
F. « À mort ! À mort !
Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prêtres répondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix,
sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire),
qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui,
un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ;
il était écrit :
« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville,
et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
“Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
ils prirent ses habits ;
ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
Ils prirent aussi la tunique ;
c’était une tunique sans couture,
tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas,
désignons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ;
ils ont tiré au sort mon vêtement.
C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
X « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
X « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
X « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
X « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.

(Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditons en silence la Passion de Jésus.

LA GRANDE PRIÈRE UNIVERSELLE

        

  •  Prions pour la sainte Église de Dieu : que le Père tout-puissant lui donne la paix

 et l'unité, qu'il la protège dans tout l'univers; et qu'il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.         ( silence, refrain )

        Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples; protège l'œuvre de ton amour, afin que ton Église, répandue par tout l'univers, demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom.

  •  Prions pour notre saint Père le pape, N., qu'il le garde sain et sauf à son Église

 pour gouverner le peuple de Dieu.

        Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière : protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouvernes progresse toujours dans la foi.

  • Prions pour notre évêque N., pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour

 tous ceux qui remplissent des ministères dans l'Église, et pour l'ensemble du peuple des croyants.

        Dieu éternel et tout-puissant dont l'Esprit sanctifie et gouverne le corps tout entier de l'Église, exauce les prières que nous t'adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent : que chacun d'eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité.

  • Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ. Demandons qu'à la lumière

 de l'Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s'engager pleinement sur le chemin du salut.

        Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d'aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité ; et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d'ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour.

  • Prions pour les chefs d'État et tous les responsables des affaires publiques : que

le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous.

        Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir ; que partout sur la terre, s'affermisse avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse.

  • Frères bien-aimés, prions Dieu le Père tout-puissant d'avoir pitié des hommes

dans l'épreuve : qu'il débarrasse le monde de toute erreur, qu'il chasse les épidémies et repousse la famine, qu'il vide les prisons et délivre les captifs, qu'il protège ceux qui voyagent, qu'il ramène chez eux les exilés, qu'il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

        Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t'appellent, quelles que soient leurs souffrances : qu'ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus…

  • Prions pour tous ceux qui souffrent des conséquences de la pandémie actuelle : que

Dieu notre Père accorde la santé aux malades, la force au personnel soignant, le réconfort aux familles et le salut à toutes les personnes qui ont trouvé la mort.

          Dieu éternel et tout-puissant, refuge de ceux qui souffrent, regarde avec compassion la détresse de tes enfants atteints par cette pandémie, soulage la douleur des malades, donne la force à ceux qui les soignent, accueille dans ta paix ceux qui sont mort, et, en ce temps d’épreuve, accorde à tous le réconfort de ta miséricorde.

 

Adoration de la Croix à la Maison

Maintenant, dans un geste d'adoration – s’agenouiller devant la croix.    Un chant de la passion

 

Ensuite, en restant concentré, déplacez vos pensées vers le Golgotha. Voyez les larmes et les peines de la Mère de Dieu debout sous la croix. Regardez un élève bien-aimé St Jean qui est à côté d'elle. Levez les yeux, voyez le Seigneur Jésus souffrant, son corps ensanglanté, côté transpercé d'où jaillissent le sang et l'eau.

 

Communion spirituelle 

Demandez que vous puissiez vous unir à Dieu maintenant. Dites la prière pour cela :

 

„Notre Père...”

 

Prière de la communion spirituelle

(voir les conditions du Jeudi St )

 

« À tes pieds, ô mon Jésus,
je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme
dans son néant et Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort.
Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

Silence et ensuite les chants de la passion

 

Prières recommandées

 

La Litanie du sacré Cœur

 

Seigneur, ayez pitié de nous!
Ô Christ, ayez pitié de nous!
Seigneur, ayez pitié de nous!

Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, Fils du Père éternel, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Mère, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, d’une infinie majesté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, temple saint de Dieu, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, tabernacle du Très-Haut, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du ciel, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l’amour, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, plein d’amour et de bonté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, roi et centre de tous les cœurs, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, en qui se trouvent tous les trésors de la sagesse et de la science, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, en qui réside toute la plénitude de la Divinité, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, objet des complaisances du Père, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, dont la plénitude se répand sur nous tous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui vous invoquent, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, rassasié d’opprobres, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, broyé à cause de nos crimes, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, obéissant jusqu’à la mort, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, percé par la lance, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, source de toute consolation, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, victime des pécheurs, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent en vous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, délices de tous les saints, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur. Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.
 

Jésus, doux et humble de cœur, rendez notre cœur semblable au vôtre.

 

Prions. Dieu tout-puissant et éternel, considérez le Cœur de votre Fils bien-aimé ainsi que les louanges et les satisfactions qu’il vous a offertes au nom des pécheurs: à ceux qui implorent votre miséricorde, accordez avec bienveillance le pardon au nom de ce même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

ACTE DE CONSÉCRATION AU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS

 

Ô Jésus ! Je te consacre mon cœur, place-le dans le tien. C'est dans ton Cœur que je veux habiter, et par ton Cœur que je veux aimer ; c'est dans ton Cœur que je veux vivre inconnu du monde et connu de toi seul ; c'est dans ce Cœur que je puiserai les ardeurs de l'amour qui doit consumer le mien ; c'est en lui que je trouverai la force, la lumière, le courage, la véritable consolation. Quand je serai languissant, il m’animera ; triste, il me réjouira ; inquiet et troublé, il me rassurera. Ô Cœur de Jésus, que mon cœur soit l'autel de ton amour ; que ma langue publie ta bonté ; que mes yeux soient sans cesse fixés sur ta plaie ; que mon esprit médite tes perfections adorables ; que ma mémoire conserve à jamais le précieux souvenir de tes miséricordes ; que tout en moi exprime mon amour pour ton Cœur, ô Jésus, et que mon cœur soit prêt pour toi à tous les sacrifices. Ô Cœur de Marie ! Après le Cœur de Jésus le plus aimable, le plus compatissant, le plus miséricordieux de tous les cœurs, présentez au Cœur de votre Fils notre consécration, notre amour, nos résolutions. Il s'attendrira sur nos misères, il nous en délivrera ; et après avoir été notre protectrice sur la terre, ô Mère de Jésus ! Vous serez notre reine dans les cieux. Amen.

 

Jésus j’ai confiance en Toi.     / x3

 

Fin de la prière

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